Échanges n° 451
Février 2026

Échanges n° 451
Février 2026
Partout, les travailleurs subissent la même offensive : salaires bloqués, précarité organisée, conditions de travail dégradées et droits sociaux attaqués. Dans le commerce et les services, les grandes enseignes engrangent des profits records tout en maintenant des milliers de salarié·es au SMIC, en multipliant les temps partiels imposés, les restructurations et les suppressions d’emplois. Cette logique de casse sociale sert uniquement les intérêts du capital et des actionnaires.
Les mobilisations prouvent pourtant qu’aucune fatalité n’existe. Les salarié·es d’Auchan ont démontré qu’avec l’organisation collective et la lutte, il est possible de faire reculer les stratégies patronales et de défendre l’emploi. Le renforcement du syndicalisme, la structuration des équipes militantes et la solidarité entre travailleurs deviennent des outils indispensables pour construire un véritable rapport de force.
La bataille des salaires reste centrale : l’argent produit par le travail doit revenir à celles et ceux qui créent les richesses. Augmenter les rémunérations, reconnaître les qualifications, protéger les jours fériés et défendre les conquêtes sociales sont des urgences. Partout dans le monde, les peuples qui refusent la domination économique et les logiques impérialistes rappellent aussi qu’aucune souveraineté populaire ne peut survivre sans justice sociale et sans résistance collective.



